lundi 22 décembre 2008

séquence détente

Ce matin j'avais rendez vous rue Tressol, un soin du corps m'avait été offert, cet institut de soins et de beauté se trouve dans une grande villa individuelle, l'accueil est chaleureux, l'endroit est très cosy, la propriétaire d'origine tunisienne a axée l'architecture des pièces et la décoration sur le thème oriental avec des arcades, des colonnes, des moucharabiehs, des ouvertures et des fenêtres en fer forgé torsadé, des murs décorés de faïences et des plafonds aux couleurs vives, bleu de chine.
Après avoir enfilé un maillot et endossé le peignoir, direction le Hammam, je quitte le peignoir et je pénètre dans le hammam, j'ai des difficultés à me situer, un épais brouillard dégagé par la chaleur et la vapeur d'eau enveloppe l'endroit.
Je m'assieds a tâtons , et maintenant que la pénombre m'est coutumière je découvre une pièce ronde de trois mètres de diamètre, entièrement carrelée avec des mosaïques berbères, un banc circulaire permet de s'asseoir ou de s'allonger, sur les murs trois niches en arcades contiennent des jarres et des amphores , d'où s'échappe une lumière diffuse.
La chaleur augmente et le savon liquide noir que j'ai sur mon corps se mêle aux perles de sueur, je ferme les yeux, une musique douce et orientale aide à la rêverie et au bien être.
La chaleur est de plus en plus forte presque suffocante, heureusement un robinet avec son jet d'eau froide permet de s'asperger et de se rafraîchir.
Après cette sudation , l'accompagnatrice me fait allonger sur une table de massage pour le gommage, elle utilise un gant de crins, qu'elle passe sur le corps, les bras et les jambes pour enlever les peaux mortes, séquence plutôt douloureuse mais vivifiante et tonique.
L'étape suivante relaxante se passe dans un spa avec bains bouillonnants, le corps vaporisé d'eau de fleur d'oranger, les jets d'eau vous massent et caressent le corps.
Dernière étape le massage, se pratique dans une pièce ou règne une demi obscurité, au plafond est tendu un voilage transparent et bleuté,des objets chinés en Afrique du nord sont déposés sur un petit meuble en acajou quelques bougies allumées apportent une touche de romantisme, cette pièce à un charme voluptueux.
L'accompagnatrice utilise une huile parfumée et elle promène ses deux mains comme si elle jouait une partition,s'est une véritable symphonie, ses doigts, ses paumes glissent sur mon corps, mes pieds, mes jambes,mes mains, mes bras et ses massages délicats dénouent les tensions.
La séance est terminée, mais quel bonheur, encore quelques instants de détente dans la pénombre, et je retrouve le petit salon aux coussins et aux poufs recouverts de satin verts et jaunes ou un verre de thé à la menthe m'attend.

samedi 20 décembre 2008

un an de mail ( plus)

Oui, je suis sagittaire et s'est le 19 mon anniversaire, nous l' avons fêté comme il se doit au chameau ivre, champagne, vin blanc du pays d'oc cépage chardonnay, et pour terminer un magnum (comment prononce t-on maGnum ou maGNum ?) de corbière cuvée pompadour 2005 cave d'Ambres et Castelmaure, avec en acompagnement jambon (non pas de Bayonne mais de la Salvetat), des tartines paysannes, terrine de foie gras et tartiflette, nous anticipons et préparons les fêtes de fin d'année.
En fin d'après midi Gibrille et Domi doivent passer à Boujan, nous devons préparer les modalités administratives pour envoyer les moteurs en cargo direction Cotonou avertir les pêcheurs et organiser la réception des moteurs à leur arrivée au port.
Ce soir nous devons retrouver Maurice et Martine chez Guilhem l'autre caviste de la place Jean Jaures, dommage il a très peu de places pour accueillir ses clients,heureusement il fait beau nous pourrons rester en terrasse, Maurice qui est représentant chez LVMH doit animer la soirée et nous faire déguster les cuvées d'exception de Moet et Chandon.

mardi 16 décembre 2008

moteurs hors bord pour Agoué

Lundi matin je suis parti très tôt en direction de Toulon ou j'avais rdv pour acheter des moteurs de bateaux, j'ai passé des villes et des contrées aux noms évocateurs; Nimes, la camargue, Arles, la plaine de la Crau, les Aspilles chère à Marcel pagnol, les beaux de Provence, St rémy de Provence , Bandol mais je ne fais que les traverser et les laisser sur mon chemin, point le temps de gambader.
J'arrive à Toulon sous une pluie battante, le gps m'amène sans difficulté à mon premier rdv.
Le couple qui m'accueille est un couple de musiciens professionnels qui travaille à l'étranger, en Tunisie ou ils animent des soirées dans des hôtels de luxe, ils sont très sympa et trouvent ma démarche intéressante, ils me vendent un moteur Yamaha de 40cv en très bon état pour 500€ et me donnent 2 jerricanes, 1bloc moteur et une élice.
Le 2 ème rdv à lieu près de la rade de Toulon ou se trouve l'embarcadère des ferry pour des destinations soleil, Corse, Sardaigne, Tunisie..le jeune homme qui me reçoit me propose deux moteurs de 40cv Mariner pour 200 €, à ses dires un seul fonctionne, ils ne paraissent pas exceptionnels, mais tant pis j'accepte son offre même s'il ne m'inspire pas trop confiance.
Je quitte Toulon direction Martigues en passant par Marseille, qu'il me faudra traverser toujours sous la pluie.
A Martigues bonne surprise le moteur vendu par un professionnel"la casse marine" est un peu cher 1000€, mais s'est un 40cv Yamaha comme le premier mais il est plus récent et bénéficie de la fonction autolab, (j'ignorais ce terme avant de m'intéresser aux moteurs), en fait le mélange huile essence se fait automatiquement, nul besoin de faire le mélange à 2% dans la nourrice.
Je devrais revenir à Martigues je ne peux pas mettre le moteur dans le pick up, faute de place.
Retour à Boujan.
Gibrille que j'ai eu au téléphone est content et satisfait, il me dit même que les pêcheurs d'Agoué vont me vénérer; nous les expédierons en janvier par cargo ils arriveront à Cotonou 45 jours plus tard.

dimanche 14 décembre 2008

film "l'échange"

Je suis allé voir hier soir le film réalisé par Clint Eastwood, "l'échange" .
Ce film s'inspire d'un fait divers qui eut lieu en Amérique dans les années 20, plus précisément en 1928, un an avant la grande crise financière qui secoua l'Amérique et la vieille Europe.
L'histoire se renouvelle (crise financière) et des enfants sont encore aujourd'hui enlevés.
Angélina Jolie remarquable dans son rôle de mère célibataire à qui on a kidnappé son fils de 9 ans, et qui se bat avec force courage et détermination pour le retrouver.
le scénario se déroule à Los Angeles, Chrstine Collins( A.J.)affronte une police corrompue, habituée à des méthodes musclées, avec un capitaine de police particulièrement odieux .
Clint Eastwood met en lumière les injustices réservées aux femmes dans ces années là.
Un film remarquable à ne pas rater, dur, qui vous tient en haleine, passionnant, n'oubliez pas votre mouchoir ou vos kleenex .
Serez vous du même avis que moi j'attends vos commentaires

samedi 13 décembre 2008

mort d'un copain

Mort de Guy Martorell assassiné sur le bord de la route; jeudi après midi des jeunes faisaient des courses de vitesse sur la départementale entre Nissan lez Ensérune et Lespignan, une des voitures percute un talus et propulse Guy qui marchait à plusieurs mètres du choc, plutôt que d'avertir les secours ils viennent remorquer le véhicule immobilisé, et laissent Guy agoniser sur un talus voisin.
Ce sont des amis de Guy qui le découvrent inanimé à 20h et appellent les secours, il décède malheureusement dans l'ambulance qui l'amène à l'hôpital.
Le jeune conducteur responsable et majeur était sous l'emprise de stupéfiants , il avait pris la fuite et a été arrêté par la gendarmerie de Capestang, il n'avait pas de permis, le véhicule n'était pas assuré, il a dit avoir percuté un chien.
Nous avions joué ensemble à l'U.S.N.(Union Sportive Nissan), il était premier centre, et moi deuxième centre, nous nous entendions bien, il était direct et ne mâchait pas ses mots, il pouvait paraître dur mais était très sympa et d'une grande sensibilité, il était très bon défenseur, j'avais à ses côtés le rôle d'attaquant, ensemble nous nous complétions, et avec le club nous avions été champions du Languedoc.
Je l'avais rencontré par hasard il y a un an à l'agence du C.A. de Nissan, il avait un projet de construction, et il m'avait parlé de sa future maison.
Guy je te dis adieu, et dire que si tu avais eu à faire à des gens responsables ton départ prématuré aurait pu être évité. Adiu l'amic

jeudi 11 décembre 2008

pecheurs d'Agoué (Bénin)

Bonne nouvelle, après avoir surfé sur la toile, le bon coin.fr , EBAY, et avoir déposé une annonce à la recherche d'un moteur hors bord pour équiper une des pirogues des pécheurs d'Agoué, un des appels parait être positif, je dois me rendre lundi à Martigues (13) pour aller voir un moteur Yamaha de 40cv en très bon état, le vendeur me garanti qu'il me le propose à un très bon prix et en parfait état de marche, et qu'il donnera toutes satisfactions aux pecheurs.
Lundi je serai fixé, mais si de votre côté vous trouviez des moteurs à prix sympa, n'hésitez pas à
me l'indiquer, je suis prêt à me déplacer.
J'ai choisi de nager plutôt que d'aller randonner, il fait froid comme partout ailleurs, j'ai même vu qu'il neigeait sur la base navarre, là ou j'ai fait il ya que quelques semaines de si belles balades.

mardi 9 décembre 2008

proverbes africains

La tradition et la littérature africaine reposent en grande partie sur l'oralité.

"le proverbe est à la fois le cheval de la parole et le tam-tam du sage"

Ce sont les vieux du village qui ont l'expérience et la connaissance des proverbes et qui les transmettent au cours des réunions publiques, grâce aux proverbes bien placés , le vieux tranche la discussion la plus vive et résout le problème le plus ardu.

Ne dit-on pas là bas que lorsqu'un vieux meurt s'est une bibliothèque qui brûle.



-Ou se trouve la servante, la maîtresse ne pète pas.
(les fautes des puissants sont imputés aux faibles.)

-Si les pierres se querelles ,ce n'est pas à l'oeuf de les séparer.
(le jeune ne peut pas se mêler d'une querelle d'anciens)

-Les fesses ont beau grossir elles n'étouffent pas l'anus.
(on a beau être gros ou fort , on a toujours quelque part un point faible)

-La route ne donne pas de renseignements au voyageur.
(chacun doit savoir se débrouiller)

-Chaque rivière a sa propre source.
(dans chaque homme il y a quelque chose de bon)

-Le coeur n'est pas un genou que l'on peut plier.
(on ne commande pas ses sentiments)

-La tortue ne mord pas la patte du léopard.
(il est dangereux de s'attaquer à plus fort que soi)

-Il a un pied dans la gueule du caïman et n'en continue pas moins à vouloir pécher la sardine.
(se dit d'une personne inconsciente du danger qu'elle court.

lundi 8 décembre 2008

voyage au Benin

Ce w.e. Gibrille et Domi (la maman de Lahire) nous ont invités à St jean de Vedas, nous avons bien mangé et bien bu, le champagne a coulé à flots, Lahire et marielle étaient présents, Lahire nous a annoncé qu'il avait demandé la main de Marielle le jour de son anniversaire,( je rappelle à Lahire en plaisantant que cette demande doit etre faite d'abord au père, mais il semblerait que cette pratique soit désuète et ringarde) ; ils comptent se marier cet été (fin Aout après la Féria bien entendu), gibrille et Domi comptent faire de meme, Gibrille nous dit que dans son pays(le Bénin) on est considéré que lorsqu'on est marié.

Nous parlons bien sur du Bénin, petit pays d'Afrique occidentale que Gibrille nous a fait découvrir cet été du 7 au 23 Juillet; voyage inoubliable, nous avons vécu ce voyage avec la famille de Gibrille, ses soeurs Whoseilla et Mouna, ses nièces Rosemonde,Billyguéssou,son neuveu Ai, son cousin Taofic notable de Cotonou, qui nous avait loué l'appartement de Cotonou et nous a invité dans les meilleurs restaurants et maquis de Cotonou, Louis son ami d'enfance qui est taxiteur et nous a conduit dans sa 504(et oui!)jusqu'à Agoué.
Je voudrais remercier plus particulièrement la soeur de Gibrille, Whoseilla toujours d'humeur égale, qui organisait les repas du soir et nous a fait régaler de tous ses plats préparés avec amour, qui cuisinait sur son petit braséro au charbon de bois les pates blanches et rouge, à base de mil et de manioc, des carpes , des poulets bicyclette, des gambas...
La cuisine béninoise un régal, mais il fait aimer manger épicé.


je vais vous parler de ce voyage sans trop rentrer dans le détail, car si vous deviez y aller il me faut garder des zones d'ombres et ne pas tout vous dévoiler.

Arrivée à Cotonou le 8 Juillet, et installation dans l'appartement que nous a loué Taofic le cousin de Gibrille, nous allons séjourner une semaine à Cotonou et découvrir cette ville qui grouille de monde, nous nous déplaçons en zémidjan, qui sigifie en dialecte fon "emmène moi vite";se sont des motos de 125cm3 , vous montez derrière le conducteur, qui vous conduit là ou vous voulez, en zigzagant entre les voitures,sans trop se soucier du code de la route, et vous respirez les gaz d'échappement à pleins poumons; la pollution ne semble pas etre la priorité du moment, et je les comprend.

Nous allons au marché de Dantopka, le plus grand marché de Cotonou,très coloré et bigarré, les femmes portent des pagnes aux couleurs vives et chatoyantes, chaque pagne a une signification.

Il y a tout ce que vous pouvez demander, le marché aux tissus, aux fruits, aux poissons, à la viande, à la poterie ...je ne me lasse pas de déambuler dans ce dédale de ruelles ou grouille autant de monde.

le 9 nous allons à Ganvié une cité lacustre sur le lac Nokoué, proche de Cotonou, c'est un village de pécheurs, il faut louer une pirogue avec son piroguier pour aller au village sur pilotis, les hommes pechent, et les femmes sont chargés de la vente des poissons, sur le lac nous croisons des pecheurs qui utilisent une technique de peche encestrale, peche à l'épervier, qui consiste

à lancer un filet lesté à la surface de l'eau, avec un mouvement circulaire comme pour lancer un lassot.

Les jours suivants jusqu'au 14 Juillet, nous allons au marché du port, à la plage bordée de cocotiers, quasiment déserte mais les vagues sont fortes et il difficile de se baigner sans se faire "rouler", le 11 direction Porto Novo capitale administrative du pays ville moins peuplée, moins polluée, sympa, nous visitons le musée des esclaves et le palais royal de Toffa.
Le 12 direction Ouidah port de premier plan des millions d'esclaves partirent d'Ouidah pour les Amériques , une route des esclaves a été matérialisé jusqu'à la porte du non retour.

A partir du 14 direction Natitingou dans le nord du pays à 650 ou 700 kms au nord, nous sommes dans un 4x4 climatisé , mais comme s'est un véhicule au gasoil deux jérricanes sont à l'arrière ( je vous dit pas l'odeur pendant tout le trajet, qui nous oblige à circuler vitres ouvertes)
Le chauffeur Nicolas doit etre très vigilent, il ya de nombreux nids de poules, des camions en panne qui attendent désèspérémment la pièce ou le moteur de rechange, de vieux berliets hors d'age, la traversée des villages qui ne sont pas éclairés avec des enfants ou des adultes qui marchent sur le bas coté de la route, dans certains villages ils disposent des troncs d'arbre en quinquonce pour obliger les voitures et les camions à ralentir, je fais remarquer à Nicolas que traverser des villages à 90kms/h est dangeureux, qu'il ne pourra pas s'arreter si un enfant traverse, il m'écoute et ralenti un peu.
Nous arrivons à Nattitingou à 21 h exténués.
le lendemain nous découvrons le musée régional consacré aux civilisations de l'Atakora et au pays Somba.
Nous nous rendons en pays somba, j'ai été émerveillé par une forme d'habitat extrèmement originale : la tata somba.c'est une ferme forteresse à étage réalisée en banco (terre argileuse+eau),elle permet de se protéger contre les agresseurs et les animauxx sauvages.
Les habitants de ces tata somba sont essentiellement des agriculteurs, celle que nous visitons est occupée par un agriculteur qui nous explique qu'ils doivent laisser allumer le feu en permanence pour éviter que les termites ou autres xylophages viennent détruire leur habitation.
Les agriculteurs ne sont pas mécanisés et tous les travaux du sol se font avec des petites houes au manche cour, ils travaillent la terre comme au siècle dernier.

Retour par Djougou, Parakou, Abomey ou nous rencontrons Georges,un des petits roi d'Abomey un ami de Gibrille,s' est un roi sans royaume,qui régne sur une collectivité, instituteur en retraite il est très respecté, écouté, s'est un sage.
Les derniers jours nous les passerons à Agoué, petit village de pecheurs d'ou est originaire Gibrille, nous nous rendons à la maison qu'il fait construire à 100m de l'océan, derrière des cases de pecheurs.
Nous en profitons pour aller au marché d'Agoué, qui s'installe tous les lundis sur les bords du fleuve Mono, fleuve qui sert de frontière entre le Bénin et le Togo, il faut s'y rendre en pirogue, s'est un marché haut en couleur, animé et bon enfant.
Le lendemain nous allons voir les pecheurs tirer les filets, quel courage! ils partent affronter l'océan avec leurs pirogues et leurs pagaies, certaines pirogues ont un moteur mais ils sont nombreux à ne pas pouvoir en acheter un .
Lorsque la pirogue arrive il faut la mettre au sec, une centaine de personnes participent à cette maneuvre, femmes, enfants, jeunes ,vieux,chacun amène un peu de sa force, et en rytme cadencé , le bateau est amaré sur le rivage.
je discute avec deux patrons pecheurs et leur propose de les aider dès mon retour en France, nous échangeons nos coordonées, ils insistent pour m'offrir quelques beaux poissons, et je m'engage à leur venir en aide.
le rendez vous est pris nous irons au mois de Mars avec Gibrille, à nous de trouver le matériel necessaire, moteurs de 30 à 50 cv en état de mache et à prix doux.
Le Bénin, un pays magnifique qui n'est pas encore pollué par le tourisme de masse, les béninois sont très gentils et très respectueux, on ne manque pas de vous souhaiter" bonne arrivée "quand vous arrivez dans un lieu, ils ont du savoir vivre, et puis là bas le temps ne compte pas.

vendredi 5 décembre 2008

Le carignan

Si j'ai souhaité présenter ce cépage s'est qu'il m'intéresse personnellement, en effet j'ai acquis une petite vigne de vieux Carignan, qui touchait une de mes parcelles plantée d' oliviers, le propriétaire n'ayant pas souhaité demander la prime d'arrachage , je n'ai pas osé détruire ce que la main de l'homme, du viticulteur, avait cultivé, modelé, façonné, depuis un demi siècle, j'ai décidé de continuer le labeur et me permettre de travailler et vinifier ce cépage tant décrié.

le Carignan est le cépage le plus planté dans le monde, la moitié des pieds de Carignan sont plantés en Languedoc Roussillon, bien qu'il soit originaire d'Aragon en Espagne.

Cépage rustique, il s'adapte aussi bien sur les coteaux les plus secs que dans les plaines les plus fertiles; il a la particularité d'être très sensible à l'oïdium (champignon de la vigne)et nécessite de nombreux "souffrages"dès qu'apparaissent les premières feuilles.

Le Carignan réagit vivement au terroir, des études ont démontrées que sur des terrains schisteux il développe ses meilleurs arômes avec des vins aimables et flatteurs, que les sols granitiques lui confèrent des vins puissants et tanniques qui vont demander du temps pour s'ouvrir.

il semblerait que le Carignan que je produis sur de la grésette soit constitué de grès et molasses du Bartonien.

La récolte 2008, vendangée en vert avec un faible rendement,vinifiée égrappée, a donné un vin titré à 14,5°, mais avec une acidité totale de 6 (acidité trop élevée),acidité qui semble être liée au sol .

la fermentation alcoolique n'étant pas terminée mon "bof"a du réchauffer le liquide et rajouter des levures finisseuses.(à suivre)



le terme vin de terroir, s'applique à tous les facteurs d'une aire viticole, climat, topographie, nature du sol, combiné bien entendu au savoir faire de l'homme.



Il pourra accompagner par exemple une soupe à l'oignon

Recette: émincer les oignons, les faire compoter 30mn avec du beurre ou de l'huile d'olive, salez, remuez fréquemment; ajoutez le bouillon de poule et laissez cuire 10mn supplémentaires.

Faites griller les tranches fines d'un bon pain de campagne, versez la soupe dans les bols ajoutés le pain grillé et le gruyère râpé et faites gratiner au gril du four.
Un régal un soir d'hiver à la chandelle avec une bonne flambée.

jeudi 4 décembre 2008

cirque de mourèze

Jeudi 4 Marielle a 29 ans.(ma fille)
Randonnée au cirque de Mourèze, départ Béziers direction Clermont l 'Hérault, après la traversée de Clermont nous arrivons au parking à l'entrée de Mourèze avec la petite modus bien pilotée par Rosy.
Le groupe "s'esparpaillège"et nous voilà parti, traversée du village médiéval de Mourèze, et direction le col de Lousse, sans difficulté majeure notre marche alterne entre garrigue arbustive et foret de chênes verts, nous enchaînons par le col de Liausson, et cette crête nous permet de découvrir et d'admirer à gauche le lac du Salagou, et à droite le cirque de Mourèze, d'un coté un univers de terre et d'eau calme avec une planéité quasi parfaite, de l'autre un paysage tourmenté, de pierres, de rochers et de pics.
Après le déjeuner nous dévalons un sentier pentu, ou Luc mène la danse, et nous nous retrouvons dans le cirque, cirque dolomitique ou l'érosion a façonné un véritable paysage lunaire qui n'est pas sans rappeler la Cappadoce (avec un peu d'imagination).
Les roches qui composent ce paysage sont des dolomies, qui sont des dépôts sédimentaires abandonnées par la mer il y a plus de 160 millions d'années (un bail).
Certains trufficulteurs épandent cette dolomies autour des chênes truffiers pour favoriser la culture de la truffe, qui aime bien la calcite contenue dans la dolomie.

dimanche 30 novembre 2008

Gigot d'agneau et écluses de Fonseranes

Oui , les deux sont compatibles, le matin préparation du gigot d'agneau et son jus accompagné d'une purée à ma façon.
Recette du gigot de 2 kgs : mettre dans un plat allant au four, un demi oignon et quelques carottes taillés en brunoise (en petits cubes), une branche de thym et de romarin, une tete d'ail non épluchée, quelques os concassés pour y déposer le gigot, saler et poivrer le gigot, l'enduire d'huile d'olive, le mettre au four 10mn à 220°c, et puis 25 à 30mn à 200°C, l'arroser régulièrement por éviter qu'il se déssèche.
En fin de cuisson le couvrir de papier alu pendant 20 ou 30mn pour que les chairs se détendent, le remettre au four avant de le servir dans des assiettes chaudes.
Pour la purée écraser les pommes de terre, saler et poivrer,détailler des olives noires, les incorporer à la purée et arroser copieusement d'huile d'olive.
Après ce bon repas et en fin d'après midi balade aux écluses de Fonseranes:
Ces écluses réalisées par Pierre Paul Riquet, sont une véritable prouesse technique et esthétique, le canal du midi a été ouvert à la navigation en 1681 il a necessité 15 ans de travaux, il relie Bordeaux à Sète; soit 328 ouvrages d'art, 64 écluses.
Lorsqu'il arrive à Béziers P.P.Riquet à un chalenge important: il y a un dénivellé de 21 m à franchir, pour cela il a l'idée de faire un escalier d'eau, il va créer 8 écluses qui vont s'étirer sur 280m qui vont permettre le passage des bateaux et des péniches.
Cet ouvrage est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le passage d'un bateau est de 30mn en descendant et de 45 mn en montant.
Parallèlement aux écluses vous pourrez apercevoir un monstre de tole et d'acier en bleu et rose délavé qui enjambe un canal en béton et qui avait été réalisé voilà une vingtaine d'années et devait permettre le passage des bateaux rapidement et d'éviter "la lenteur"des écluses.
Cet enjambeur qui a coûté une petite fortune aux contribuables n'a jamais fonctionné, il fut l'unique"chef d'oeuvre"d'un architecte qui n'avait pas les compétences de Riquet, malgré toutes les techniques et technologies modernes mises à sa disposition.
Pour ceux qui veulent aller plus loin le chemin de halage vous permettra une ballade en vtc, vtt ou rando en direction de colombier avec le tunnel du Malpas (autre réalisation d'exception) et de là vous pourrez d'un coup de pédale à l'oppidum d'Ensérunes, ou bien vous diriger vers Villeneuve, Portiragnes et regagner la mer toute proche.

samedi 29 novembre 2008

conférence au musée

Faute d'avoir accompagné Jean en Egypte, le musée de Béziers organise une conférence sur Toutankhamon, roi de la XVIIIème dynastie, l'égyptologue nous indique que le tombeau du pharaon mort à l'âge de 17 ans, n'est pas son tombeau en raison de l'accès trop étroit qui n'est pas destiné à un roi, de la chambre funéraire trop petite, du sarcophage qui n'est pas le sien.
Il nous annonce d'autres informations qui ne sont que des hypothèses qu'il avance sans preuves, mais qu'il est difficile de le contredire en raison de notre méconnaissance des hiéroglyphes et de cette civilisation d'exception.

J'y rencontre Lydie, qui a assisté hier soir à l'assemblée générale du C.A.F, elle m'en donne le compte rendu, je n'avais pu y assister, elle m'informe que le w.e. prochain a lieu une sortie en raquettes dans les pyrénées, et me propose de m'y faire inscrire.

vendredi 28 novembre 2008

apport au moulin

Après avoir cueilli les dernières olives à Maureilhan, l'apport "au moulinet" de Puisserguier à lieu en début d'après midi, au total 250kgs, nous aurons droit à "notre huile", il faut un apport d'au moins 200kgs pour qu'une trituration individualisée puisse être effectuée.

Ce soir exceptionnellement il n'y aura pas de soirée au chameau ivre faute de participants, Jean est parti à la découverte des pharaons et des pyramides, il s'est découvert subitement une passion pour l'égyptologie, Maurice et Martine reçoivent des invités, Marielle et Lahire n'ont pas récupérés de leur w.e. à Dysneyland; j'ai un rhume qui m'empêche de déguster et d'apprécier convenablement.

mercredi 26 novembre 2008

cueillette d'olives (suite)

2ème journée de récolte, elle s'est faite à Maureilhan (mon village natal),situé à quelques kms de Béziers, ce sont des oliviers plus que centenaires au tronc noueux et torturé, une dizaine d'arbres seulement, mais qui ont les branches chargées de drupes (nom donné à l'olive).


La récolte est bonne 8 cagettes soit 160kgs, je les amène au moulin de Puisserguier, mais le moulin ne réceptionne pas les olives la récolte est trop abondante cette année et il me faudra les lui ramener vendredi.


Je reste quelques instants pour regarder le moulin en fonction, mais comment obtient-on cet or vert ?


D'abord les olives sont réceptionnées dans un pallox, vidées dans un conquêt et une vis sans fin les accompagne sur un tapis roulant ou un ventilateur évacue les feuilles, les olives sont lavées et basculent dans la trémie, pour y être broyées et malaxées, la pâte d'olive obtenue, est pressée, et un décanteur procède à l'extraction en séparant l'huile, de l'eau et des margines.


L'huile obtenue pourra être filtrée ou pas, mais contrairement au vin elle ne va pas se bonifier avec le temps, elle perdra au fil des mois ses propriétés organoleptiques.


la petite histoire de l'après midi alors que je cueillais, deux dames se sont arrêtées et m'ont posées quelques questions, nouvelles à Maureilhan et n'étant pas originaires de notre région, elles m'ont demandées s'il y avait des variétés d'olives vertes et des variétés d'olives noires.

Je leur est gentiment répondu en toute humilité qu'en fait cela correspondait à la maturité des olives, vertes pour les olives de bouche, pour l'élaboration de l'huile les olives seront noires ou tournantes (lorsqu'elles deviennent violines avec des nuances de vert) et selon le degré de maturité lors de cueillette on obtiendra une huile ardente et fruitée (fruité vert) ou une huile souple et moins aromatique (fruité mur).

mardi 25 novembre 2008

cueilleur d'olives

Oui la récolte pour moi à commencé aujourd'hui, pour me rendre à Agel au départ de Béziers j'emprunte la départementale que l'on qualifie ici de route minervoise, je dois traverser les villages de Montady avec sa tour du XIIème s. on aperçoit à main gauche l'oppidum d'Ensérune, occupé en son temps par les armées romaines, promontoire qui domine la vallée et plus particulièrement l'étang de Montady, étang asséché avec ses parcelles disposées comme les parts d'un brie de Meaux, Capestang avec sa cathédrale, copie conforme de la majestueuse cathédrale de Narbonne mais en version réduite, les deux ont été réalisées par le même architecte, je longe par endroit le canal du midi cher à Pierre Paul Riquet,je dépasse Argeliers village natal de Marcellin Albert qui fut l'instigateur de la révolte des vignerons en 1907, puis vient le village de Bize, joli village médiéval arrosé par la Cesse, qui fait le bonheur des petits baigneurs en été, et enfin AGEL que l'on découvre après un grand virage, ici tout est calme, même le vent s'arrête de souffler mais quel bonheur d'être enfin arrivé (40mn chrono).

Un peu d'histoire pour ce village avec ses petites ruelles dominées par son château du XIIème s,

château cathare qui était un passage obligé pour se rendre à Minerve haut lieu du catharisme, le pape Innocent III avait envoyé Simon de Montfort pour éradiquer le catharisme, ce dernier au nom de la sainte église brûla, égorgea et sema la détresse, la terreur et la désolation partout sur son passage, il brûla bien sur le château d'Agel reconstruit aujourd'hui.
Cette croisade dura plusiers années et mis notre languedoc à feu et à sang.

Mais revenons à la faible récolte liée à la jeunesse de cette plantation, au total deux cagettes de belles picholines sur une parcelle d'un hectare, soit 24 kgs qui donneront 4 litres d'une huile au goût puissant et fruité, caractéristiques de cette variété.

La variété Picholine est une olive de variété mixte, pour la bouche elle est très charnue et pour l'huile, elle donne une huile superbe, mais qu'il faudra réserver aux amateurs et aux connaisseurs.

lundi 24 novembre 2008

poèmes

Aujourd'hui je vous propose deux poèmes d'une illustre inconnue.
Le premier :
Le vrai bonheur

Partir à l'aventure sans but,le nez au vent.
Humer la brise pure.
Partir en oubliant les soucis de la veille.
N'avoir plus devant soi qu'une terre vermeille.
Regarder plein d'émoi une bergeronnette se chauffer au soleil.
Écouter l'alouette chantant le bel éveil, dans l'orge encore en herbe,
de l'amour floréal.
A l'ombre d'un superbe châtaigner féodal , sous les branches touffues
s'allonger mollement sur les mousses velues.
Rêver...et longuement se griser de lumière, d'air pur et du frisson de l'aile
familière d'un léger papillon.
Enfin se sentir libre.

Le deuxième:
Souviens-toi

Souviens toi des beaux jours ou ta main dans la mienne,
Nous échangions nos coeurs silencieusement;
Ou tu sentais ma chair, s'enfiévrant à la tienne,
Frissonner près de toi délicieusement.

pendant les beaux soirs d'automne , souviens toi des nuits claires,
Sous un ciel étoilé, quand nous cherchions tous deux
L'étoile du bonheur parmi tant de lumières,
Et que je la trouvais dans l'azur de tes yeux.

N'as tu pas oublié? l'heure exquise ou nos âmes
Entre de longs baisers engagèrent leur foi?
Gardes tu, chèrement, sur tes lèvres leurs flammes?
De notre bel amour, souviens-toi ! souviens-toi !

samedi 22 novembre 2008

soirée au chameau ivre

Nous ne manquons pas la soirée du vendredi soir au chameau ivre,nous considérons cet endroit un peu comme une église, nous nous sommes convertis à la religion du vin, il n'y a pas eu d'intronisation pour l'instant, mais ça ne saurait tarder.
Karine future maman et Nicolas le futur papa sont avec nous, je vous rassure déjà karine n'a bu que des jus de fruits et de la limonade bio.
Comme rien ne nous l'interdisait nous avons opté pour un blanc de la région de Chablis, un verre de vin nature de chez Barral (Faugères) et d'un vin rouge de Touraine, nous découvrons nos régions de France à travers ses vins, s'est une approche qui nous convient bien.
L'ambiance est plus calme et plus feutré que la veille, s'est aussi comme çà que nous aimons notre chameau;Yoan, Marie, Ameline qui sont au service des vins sont plus disponibles et moins stressées.
Jean et Nicolas ont très appréciées la tête de veau ravigote, proposée par le cuisinier, la poire à la verveine a quelque peu déçue.

le beaujolais nouveau est arrivé

Oui, je sais j'ai pris deux jours de retard sur le compte rendu de la soirée beaujolais qui a eu lieu jeudi soir.
Nous nous retrouvons comme convenu au chameau ivre, 1ere bouteille de beaujol pif, accompagné de charcuterie, rien d'exceptionnel, mais ce n'est pas ce qui est demandé à ce type de vin, il est gouleyant, frais sur le fruit, nous continuons chez le caviste Guilhem tout à coté, les tapas proposées sont excellentes, coeur braisé,lomo grillé et tripous, le beaujolais n'est guère convaincant, nous l'abandonnons pour un Mas Bruguière, puissant et velouté, que du bonheur dans le verre, beaucoup de monde et beaucoup d'ambiance sur la place jean Jaures, dire que notre vin est décrié par de nombreux politiques qui laissent saborder notre viticulture, honte à eux et que l'on a un président qui n'en boit pas!.
je propose que nous fassions la révolution bacchique.
Maurice a comme client Canal le patron de la boite du 2 situé proche des galeries Lafayette, à 2 pas de la place, nos épouses ont préférés rentrer, Maurice et moi retrouvons Canal et il s'en suit une valse de coupettes, le beaujolais n'a plus sa place, Maurice collaborateur chez LVMH, exige du Moet et Chandon.
Nous basculons sur la matinée du vendredi et le champagne est toujours présent.
la soirée se termine heureusement pour nous, il est plus de 2h 30 du matin, le réveil risque d'être douloureux.

jeudi 20 novembre 2008

randonnée dans l'Espinouse

Nous sommes partis une quinzaine de Béziers pour nous rendre à Olargues, départ d' une randonnée dans le massif de l'Espinouse entre Caroux et Somail.
Le sommet à atteindre s'appelle "le Frigoulas"l'ascension se fait par un sentier facile, puis nous empruntons une châtaigneraie pour atteindre une arrête que nous longerons pour arriver jusqu'au sommet.
Le temps est clair mais il y a de fortes rafales de vent qui plaquent à terre certains randonneurs, je résiste tant bien que mal avec mes 70kg, lorsque nous passons dans des goulets la violence du vent est telle qu'il faut se courber sur ses appuis pour ne pas tomber.
Bonjour la rando détente.
Le retour est plus calme, le sentier du retour est recouvert de feuilles de châtaigners qui glissent sous nos pieds, chaque pas doit être étudié et calculé pour éviter la chute.
Retour à Béziers avec Josy, Josy, Gérald et moi.
Ce soir la traditionnelle soirée du Beaujolais, nous allons le féter avec des amis chez le caviste Guilhem, à l'incontournable chameau ivre et au 2.

mercredi 19 novembre 2008

oliviers et olives(suite)

J'ai retrouvé agel, qui est ma petite toscane à moi, ses vallons, ses bois de pins, ses vignes aux couleurs automnales,ses cyprès, sa garrigue toute proche envahie de chênes verts et kermes, aux senteurs de thym, de romarin, de chèvrefeuille, véritable repère des sangliers et des chevreuils.

Mais j'allais là bas pour voir les oliviers de Pratlong, tènement qui domine le village ou le vent du nord balaye la parcelle, les olives sont à maturité il va falloir penser à les cueillir.

Ici il y a plusieurs variétés conseillées: l'Olivière variété ancienne, la Picholine, la Lucque,la Bouteillan, l'Amellau, l'Aglandau...

J'ai planté des Olivières variété à huile,des Picholines variété mixte récoltée pour la bouche et pour l'huile et quelques Bouteillans.
Comme pour le vin chaque variété donne des aromes différents.
Question vin, Je me rends à Minerve à la rencontre d'Alain Maynadier, personnage incontournable de Minerve, viticulteur, restaurateur,spéléologue, il doit me prêter une canne chauffante pour terminer la vinification d'une cuve qui n'a pas terminée sa fermentation alcoolique, transformation du sucre en alcool , il arrive parfois que cette fermentation s'arrête il faut donc "l'aider"pour qu'elle s'achève.
Il me fait déguster ses dernières cuvées de Syrah, Mourvèdre, Grenache, Aramon rosé, et son Sauvignon blanc, ses vins sont déjà bien structurés et presque prêts à boire.
Comme j'aime le vin j'ai souhaité savoir comment s'opère cette alchimie qui transforme le jus de raisin en breuvage divin.

J'ai une petite parcelle de vieux Carignan (cépage méridional)et je m'initie à l'oenologie.

oliviers et olives

passionné par cet arbre millénaire, symbole de la méditerranée, l'olivier et son huile y occupent une place prépondérante, il fut introduit par les grecs en languedoc, son huile est alors utilisée dans l'alimentation, la pharmacopée, les soins du corps, mais aussi il servait à l'éclairage.

L'olivier est un arbre mythique, symbole de paix et de prospérité.

la polyculture était en vigueur,l'olivier, la vigne, les céréales, les pâturages de brebis et de chèvres composaient le paysage agricole méridional.

Malheureusement au XVIIIéme siècle la culture de l'olivier subit de nombreuses vicissitudes.

Des hivers rudes et de nombreuses gelées détruisent les olivettes et nombreux sont les propriétaires qui les abandonnent au profit de la vigne, l'huile d'olive est remplacée par les huiles de colza et d'oléagineux, le pétrole prend sa place dans les lampes, s'est le déclin de l'oléiculture.

Le gel de 1956 anéanti les espoirs de quelques irréductibles, on comptait 3200 ha dans l'Hérault en 1956, 620ha en 1990.

Et puis un regain de culture à partir des années 1980, regain lié aux bienfaits du régime crétois grâce à l'huile d'olive, certains professeurs de médecine lui reconnaissent des vertus diététiques et curatives, et la préconisent dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

De grands cuisiniers comme Ducasse ou M.Bras utilisent l'huile d(olive en cuisson des aliments.

Je me suis lancé dans l'aventure et après avoir acheté quelques parcelles en terre minervoise,à Agel près de Minerve (terre cathare au passé dramatique), j'ai planté 2,5ha d'oliviers qui ont aujourd'hui 4 ans.
Voilà 1 mois que je ne me suis pas rendu sur le site en raison du voyage en terre basque,j'y vais sans attendre.

mardi 18 novembre 2008

voyage en terre basque (suite)

N'hésitez pas à quitter la cote et allez à la découverte des villages , d'Espelette (et sa fête du piment le dernier w.e.d'Octobre) un régal pour les yeux et les papilles,la Bastide Clarence et son cimetière juif, Ainhoa tout proche de la frontière espagnole, vous pourrez faire une incursion tras los montes, jusqu'à Urdax pour y faire quelques emplettes (vins de Rioja,Navarre,cidre...).

Et puis un autre jour prenez la direction de St Jean pied de port, mais ne manquez pas de faire une halte à Osses pour y découvrir son moulin, à St etienne de Baigorry et suivre la route des vins qui vous dévoilera le vignoble d'Irouleguy et ses vignes accroché aux collines.

A St jean pied de port, arpentez les rues de la vieille ville jusqu'au château et vous aurez une vue aérienne de la cité.

Ville étape pour de nombreux pèlerins qui se rendent à Compostelle.

Une balade m'a émerveillée mais il n'est pas recommandé de la faire en été, route sinueuse et très étroite qui longe la Nive au départ d'Itxassou (village aux 100 000 cerisiers!) que l'on nomme ici Pas de Roland.

Pour les plus courageux de nombreuses randonnées vous permettrons de contempler les sommets pyrénéens tout proches.

Il y a bien sur la Rhune, trop fréquentée à mon goût, sortez des sentiers battus et choisissez le Mondarrain(749m), le Mont Ursuya(678m) et pour les plus courageux le Baigoura (897m) ou l'Artzamendi(926m).Je n'ai pu faire les deux derniers sommets par manque de temps ou par paresse, je ne sais plus.

Une des belles régions de France avec notre midi, bien sur il y a quelques similitudes, ils ont l'Océan et nous avons la mer et les touristes, ils ont de beaux villages et des maisons typiques aux volets rouges ou verts, mais les maisons de nos villages ont aussi un cachet, les maisons vigneronnes avec la cave, l'écurie, le pallier, l'habitation.

Une vie rurale et agricole forte avec des producteurs d'ovins qui nous régalent de ce fromage de brebis que l'on accompagne d'une confiture de cerises, mais essayez donc la confiture de figues ou la gelée de coing.

Nous avons aussi une vie rurale forte avec une viticulture qui malheusreusement décline tous les jours davantage (arachages importants, viticulteurs en faillite), c'est un pan de l'économie languedocienne qui fout le camp.

La grande différence réside dans leur culture, ils ont conservés leurs traditions, leurs chants,leur langue, et ça nous l'avons perdu, quelques anciens parlent encore le patois mais il faut se rendre à l'évidence, dans ce domaine ils sont bien plus forts et je souhaite qu'ils gardent encore longtemps cette authenticité.

Basques je vous aime.


lundi 17 novembre 2008

voyage en terre basque

voyage effectué du 22/10 au jeudi 13/11/08.
Hébergement à Biarritz en centre ville à 2 pas de la grande plage, du palais royal et du casimo.
Tout au pays basque n'est qu'émerveillement, de nombreuses balades s'imposent sur ce cordon littoral balayé par les flots qui se mettent parfois en colère et offrent un spectacle grandiose.
Les villes de Bidart, Guettary, St jean de Luz, Ciboure, Hendaye sont reliées entre elles par un cordon littoral, promenade pédestre qui peut etre faite par temps de pluie, les promeneurs sont rares et la balade est encore plus belle.
Sans oublier bien sur la plage d'Anglet, et la possibilité de rallier Bayonne et Ustaritz par une piste cyclable qui vous amène sur les bords de l'Adour et de la Nive.
Et si après ça vous avez encore un peu d'énergie le parc arboré d'Anglet, le parc Chiberta vous propose un parcours santé au milieu de pins qui n'en finissent pas.

rappel: ce soir à 20h45 suer planète Thalassa ne manquez pas le reportage sur la cote basque et le cordon littoral.