mardi 18 novembre 2008

voyage en terre basque (suite)

N'hésitez pas à quitter la cote et allez à la découverte des villages , d'Espelette (et sa fête du piment le dernier w.e.d'Octobre) un régal pour les yeux et les papilles,la Bastide Clarence et son cimetière juif, Ainhoa tout proche de la frontière espagnole, vous pourrez faire une incursion tras los montes, jusqu'à Urdax pour y faire quelques emplettes (vins de Rioja,Navarre,cidre...).

Et puis un autre jour prenez la direction de St Jean pied de port, mais ne manquez pas de faire une halte à Osses pour y découvrir son moulin, à St etienne de Baigorry et suivre la route des vins qui vous dévoilera le vignoble d'Irouleguy et ses vignes accroché aux collines.

A St jean pied de port, arpentez les rues de la vieille ville jusqu'au château et vous aurez une vue aérienne de la cité.

Ville étape pour de nombreux pèlerins qui se rendent à Compostelle.

Une balade m'a émerveillée mais il n'est pas recommandé de la faire en été, route sinueuse et très étroite qui longe la Nive au départ d'Itxassou (village aux 100 000 cerisiers!) que l'on nomme ici Pas de Roland.

Pour les plus courageux de nombreuses randonnées vous permettrons de contempler les sommets pyrénéens tout proches.

Il y a bien sur la Rhune, trop fréquentée à mon goût, sortez des sentiers battus et choisissez le Mondarrain(749m), le Mont Ursuya(678m) et pour les plus courageux le Baigoura (897m) ou l'Artzamendi(926m).Je n'ai pu faire les deux derniers sommets par manque de temps ou par paresse, je ne sais plus.

Une des belles régions de France avec notre midi, bien sur il y a quelques similitudes, ils ont l'Océan et nous avons la mer et les touristes, ils ont de beaux villages et des maisons typiques aux volets rouges ou verts, mais les maisons de nos villages ont aussi un cachet, les maisons vigneronnes avec la cave, l'écurie, le pallier, l'habitation.

Une vie rurale et agricole forte avec des producteurs d'ovins qui nous régalent de ce fromage de brebis que l'on accompagne d'une confiture de cerises, mais essayez donc la confiture de figues ou la gelée de coing.

Nous avons aussi une vie rurale forte avec une viticulture qui malheusreusement décline tous les jours davantage (arachages importants, viticulteurs en faillite), c'est un pan de l'économie languedocienne qui fout le camp.

La grande différence réside dans leur culture, ils ont conservés leurs traditions, leurs chants,leur langue, et ça nous l'avons perdu, quelques anciens parlent encore le patois mais il faut se rendre à l'évidence, dans ce domaine ils sont bien plus forts et je souhaite qu'ils gardent encore longtemps cette authenticité.

Basques je vous aime.


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