lundi 8 décembre 2008

voyage au Benin

Ce w.e. Gibrille et Domi (la maman de Lahire) nous ont invités à St jean de Vedas, nous avons bien mangé et bien bu, le champagne a coulé à flots, Lahire et marielle étaient présents, Lahire nous a annoncé qu'il avait demandé la main de Marielle le jour de son anniversaire,( je rappelle à Lahire en plaisantant que cette demande doit etre faite d'abord au père, mais il semblerait que cette pratique soit désuète et ringarde) ; ils comptent se marier cet été (fin Aout après la Féria bien entendu), gibrille et Domi comptent faire de meme, Gibrille nous dit que dans son pays(le Bénin) on est considéré que lorsqu'on est marié.

Nous parlons bien sur du Bénin, petit pays d'Afrique occidentale que Gibrille nous a fait découvrir cet été du 7 au 23 Juillet; voyage inoubliable, nous avons vécu ce voyage avec la famille de Gibrille, ses soeurs Whoseilla et Mouna, ses nièces Rosemonde,Billyguéssou,son neuveu Ai, son cousin Taofic notable de Cotonou, qui nous avait loué l'appartement de Cotonou et nous a invité dans les meilleurs restaurants et maquis de Cotonou, Louis son ami d'enfance qui est taxiteur et nous a conduit dans sa 504(et oui!)jusqu'à Agoué.
Je voudrais remercier plus particulièrement la soeur de Gibrille, Whoseilla toujours d'humeur égale, qui organisait les repas du soir et nous a fait régaler de tous ses plats préparés avec amour, qui cuisinait sur son petit braséro au charbon de bois les pates blanches et rouge, à base de mil et de manioc, des carpes , des poulets bicyclette, des gambas...
La cuisine béninoise un régal, mais il fait aimer manger épicé.


je vais vous parler de ce voyage sans trop rentrer dans le détail, car si vous deviez y aller il me faut garder des zones d'ombres et ne pas tout vous dévoiler.

Arrivée à Cotonou le 8 Juillet, et installation dans l'appartement que nous a loué Taofic le cousin de Gibrille, nous allons séjourner une semaine à Cotonou et découvrir cette ville qui grouille de monde, nous nous déplaçons en zémidjan, qui sigifie en dialecte fon "emmène moi vite";se sont des motos de 125cm3 , vous montez derrière le conducteur, qui vous conduit là ou vous voulez, en zigzagant entre les voitures,sans trop se soucier du code de la route, et vous respirez les gaz d'échappement à pleins poumons; la pollution ne semble pas etre la priorité du moment, et je les comprend.

Nous allons au marché de Dantopka, le plus grand marché de Cotonou,très coloré et bigarré, les femmes portent des pagnes aux couleurs vives et chatoyantes, chaque pagne a une signification.

Il y a tout ce que vous pouvez demander, le marché aux tissus, aux fruits, aux poissons, à la viande, à la poterie ...je ne me lasse pas de déambuler dans ce dédale de ruelles ou grouille autant de monde.

le 9 nous allons à Ganvié une cité lacustre sur le lac Nokoué, proche de Cotonou, c'est un village de pécheurs, il faut louer une pirogue avec son piroguier pour aller au village sur pilotis, les hommes pechent, et les femmes sont chargés de la vente des poissons, sur le lac nous croisons des pecheurs qui utilisent une technique de peche encestrale, peche à l'épervier, qui consiste

à lancer un filet lesté à la surface de l'eau, avec un mouvement circulaire comme pour lancer un lassot.

Les jours suivants jusqu'au 14 Juillet, nous allons au marché du port, à la plage bordée de cocotiers, quasiment déserte mais les vagues sont fortes et il difficile de se baigner sans se faire "rouler", le 11 direction Porto Novo capitale administrative du pays ville moins peuplée, moins polluée, sympa, nous visitons le musée des esclaves et le palais royal de Toffa.
Le 12 direction Ouidah port de premier plan des millions d'esclaves partirent d'Ouidah pour les Amériques , une route des esclaves a été matérialisé jusqu'à la porte du non retour.

A partir du 14 direction Natitingou dans le nord du pays à 650 ou 700 kms au nord, nous sommes dans un 4x4 climatisé , mais comme s'est un véhicule au gasoil deux jérricanes sont à l'arrière ( je vous dit pas l'odeur pendant tout le trajet, qui nous oblige à circuler vitres ouvertes)
Le chauffeur Nicolas doit etre très vigilent, il ya de nombreux nids de poules, des camions en panne qui attendent désèspérémment la pièce ou le moteur de rechange, de vieux berliets hors d'age, la traversée des villages qui ne sont pas éclairés avec des enfants ou des adultes qui marchent sur le bas coté de la route, dans certains villages ils disposent des troncs d'arbre en quinquonce pour obliger les voitures et les camions à ralentir, je fais remarquer à Nicolas que traverser des villages à 90kms/h est dangeureux, qu'il ne pourra pas s'arreter si un enfant traverse, il m'écoute et ralenti un peu.
Nous arrivons à Nattitingou à 21 h exténués.
le lendemain nous découvrons le musée régional consacré aux civilisations de l'Atakora et au pays Somba.
Nous nous rendons en pays somba, j'ai été émerveillé par une forme d'habitat extrèmement originale : la tata somba.c'est une ferme forteresse à étage réalisée en banco (terre argileuse+eau),elle permet de se protéger contre les agresseurs et les animauxx sauvages.
Les habitants de ces tata somba sont essentiellement des agriculteurs, celle que nous visitons est occupée par un agriculteur qui nous explique qu'ils doivent laisser allumer le feu en permanence pour éviter que les termites ou autres xylophages viennent détruire leur habitation.
Les agriculteurs ne sont pas mécanisés et tous les travaux du sol se font avec des petites houes au manche cour, ils travaillent la terre comme au siècle dernier.

Retour par Djougou, Parakou, Abomey ou nous rencontrons Georges,un des petits roi d'Abomey un ami de Gibrille,s' est un roi sans royaume,qui régne sur une collectivité, instituteur en retraite il est très respecté, écouté, s'est un sage.
Les derniers jours nous les passerons à Agoué, petit village de pecheurs d'ou est originaire Gibrille, nous nous rendons à la maison qu'il fait construire à 100m de l'océan, derrière des cases de pecheurs.
Nous en profitons pour aller au marché d'Agoué, qui s'installe tous les lundis sur les bords du fleuve Mono, fleuve qui sert de frontière entre le Bénin et le Togo, il faut s'y rendre en pirogue, s'est un marché haut en couleur, animé et bon enfant.
Le lendemain nous allons voir les pecheurs tirer les filets, quel courage! ils partent affronter l'océan avec leurs pirogues et leurs pagaies, certaines pirogues ont un moteur mais ils sont nombreux à ne pas pouvoir en acheter un .
Lorsque la pirogue arrive il faut la mettre au sec, une centaine de personnes participent à cette maneuvre, femmes, enfants, jeunes ,vieux,chacun amène un peu de sa force, et en rytme cadencé , le bateau est amaré sur le rivage.
je discute avec deux patrons pecheurs et leur propose de les aider dès mon retour en France, nous échangeons nos coordonées, ils insistent pour m'offrir quelques beaux poissons, et je m'engage à leur venir en aide.
le rendez vous est pris nous irons au mois de Mars avec Gibrille, à nous de trouver le matériel necessaire, moteurs de 30 à 50 cv en état de mache et à prix doux.
Le Bénin, un pays magnifique qui n'est pas encore pollué par le tourisme de masse, les béninois sont très gentils et très respectueux, on ne manque pas de vous souhaiter" bonne arrivée "quand vous arrivez dans un lieu, ils ont du savoir vivre, et puis là bas le temps ne compte pas.

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