jeudi 5 février 2009

plateau de Douch

En raison des pluies diluviennes qui ont arrosées notre région, il n'est pas possible de faire un parcours trop risqué, tous les terrains sont détrempés et il serait délicat de s'aventurer sur des sentiers au dénivelé important, quelque sage du groupe propose le plateau de Douch, plateau qui surplombe les gorges d'Héric et de Colombières; d'où l'on peut découvrir des panoramas exceptionnels.

Pour s'y rendre deux accès possibles à partir d'Hérépian, soit prendre direction St Gervais sur Mare, ou bien aller jusqu'à Lamalou direction Rosis,au col de Madale, tourner à droite vers Rosis, et après le col des Avels prendre à gauche direction Douch, point de départ de la rando.



-Petit rappel historique avant de démarrer notre balade, au cours de la dernière guerre le presbytère de l'église a été le refuge de 50 maquisards, le maquis de Bir Hakeim a occupé les lieux à partir du 25/08/1943.

Il était composé d'étudiants de Toulouse, d'ouvriers, de combattants républicains espagnols réfugiés.

En Septembre une troupe de 200 soldats de la Wehrmarht encerclent le village, un combat s'engage, les maquisards réussissent à prendre la fuite par la face nord .

Malheureusement 2 maquisards sont tués, 4 faits prisonniers seront fusillés à Toulouse l 9/11/43, les pertes allemandes sont plus lourdes 8 soldats sont tués dont un officier et 12 blessés.

Une stèle qui rend hommage à ces héros se trouve devant l'église de Douch.



Cette randonnée agréable avec un faible dénivelé nous a permis d'observer des paysages somptueux, le redoux de cette journée, sans vent, temps clair nous permet d'accéder au col du Caroux, qui domine l'aiguille de Montgolfier, de la une vision sur les gorges d'Héric, la plaine avec le village de Mons, les arrières monts, et cerise sur le gâteau une vision panoramique de la chaîne des pyrénées enneigées du Canigou jusqu'au.???

Juste avant d'arriver à ce promontoire, un troupeau de mouflons, peu apeurés par notre présence nous observent à une cinquantaine de mètres, ils gardent leurs distances mais ne sont pas du tout effrayés; il est vrai que nous avons comme seule arme nos bâtons de marche.

Les cours d'eau ont belle allure et il nous faut les franchir à des endroits ou le lit de la rivière est plus étroit et facilite le passage, j'ai manqué prendre un bain, j'ai glissé sur une pierre, j'ai pu me rattraper in extrémis.

Nous continuons notre marche sur le plateau, repas tiré du sac, "sardinillas con pan queso y naranjas"quelques gourmandises offertes de ci de là...et nous voilà reparti, nous dérangeons d'autres mouflons et arrivons à une tourbière, lieu protégé que nous traversons sur une passerelle en bois.
Gérald nous fait l'éloge de la sphaigne,cette espèce de mousse à l'origine de la formation des tourbières par accumulation de matière organique.
La sphaigne peut stoker 90%de son poids en eau, elle croit dans sa partie émergée (aérobie)et se dégrade lentement dans sa partie immergée(anaérobie), la tourbe est donc de la sphaigne qui s'est décomposée; des chercheurs ont déterminées par carottage que la tourbière de Douch a plus de mille ans.
Une autre plante colonise la sphaigne, plante vivace et carnivore la drosera, aux pétioles étroits couverts de poils sur la face inférieure, les feuilles sont vert olive et deviennent rouge au soleil.
Les feuilles fraîches ont des propriétés antitussives et sont utilisées en homéopathie contre la coqueluche et l'asthme.
Belle randonnée, de par ses paysages à couper le souffle et aussi par l'approche du milieu, avec observation de la flore, de la faune ou du minéral.
Un bonheur simple et à portée de tous en ces temps de crise.